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Chiffres sur la violence des jeunes 

dans les collèges et les lycées (année 1999 / 2000)

675 000 incidents dont :

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2,8 % de faits graves (2,6 en 98/99) dont 900 agressions de personnes et 1 600 actes graves contre les biens)

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38 % de violences verbales (40 % en 98/99)

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24,8 % de dégradations : vandalisme, tags, débuts d'incendie (20,2 % en 98/99)

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13,8 % d'atteintes aux personnes (16,5 % en 98/99)

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12,6 % de vols ou tentatives de vol (8,7 en 98/99)

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3,3 % de consommation de drogues (2,2 % en 98/99)

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2 % de port d'armes blanches ou bombes lacrymogènes (1% en 98/99)

Evolution du nombre des mineurs mis en cause par la Police et la Gendarmerie (Sources Min. de l'Intérieur)

 (sources Ministère de l'Intérieur) 1991 2000
Nombre de mineurs mis en cause 101 631 175 256
Parts dans le total des mises en cause 13,2% 21 %

En moyenne, 34 % de la délinquance vient des jeunes. Dans certains départements (comme le 93) 50 % vient d'eux. Elle est de plus en plus violente et d'exerce contre les personnes et pas seulement contre les biens. 

Témoignage d'éducateurs en centre de placement pour jeunes délinquants : (Le monde du 22/11/00)

"Ce sont des jeunes à qui rien n'a jamais été interdit, auxquels tout est permis. Notre mission est de leur faire comprendre que ce n'est pas ça la réalité".

Les parents sont-ils coupables ?  voir notre page spéciale 

Témoignage du président du Tribunal pour enfants de Bobigny (93)

"Le grand problème des enfants en difficulté de ce pays aujourd'hui, c'est l'absence d'homme de référence, l'absence de père au sens très large du terme."

sur l'absence des pères, voir notre page spéciale 

"Un certain nombre de jeunes sont dans un monde irréel : ils enfoncent un couteau dans le coeur de quelqu'un pour lui prendre sa montre et ils s'étonnent qu'il ne se réveille pas". 

sur les dangers des jeux vidéo cruels, voir notre page spéciale

Violences sexuelles contre et par les mineurs

Les statistiques du ministère de l’Intérieur montrent hélas une recrudescence sensible des agressions à caractère sexuel dont sont victimes des mineurs.

Par contre, le taux d’élucidation (trouver le coupable) est en chute libre : de 92 % en 1995 il est descendu à 82 % en 1999. Pour les viols (dont le nombre reste stable aux environs de 4 500) le taux d’élucidation tombe de 97 % à 86 %. Bravo la justice, la police et la gendarmerie !

Ces agressions sexuelles sont de plus en plus le fait de mineurs : de 21 % en 1995, leur part est montée à 29 % en 1999. D’où une diminution des mises en détention, les magistrats hésitant à punir de cette façon les coupables mineurs. Il est vrai que quand on sait ce qu’est l’univers carcéral...

L'avis d'une personne "du terrain" : Lucienne Bui Trong, auteur de " Violences urbaines ; des vérités que dérangent" Ed. Bayard, 2000, 181 p. , 98 F.

 Que faire quand on s’est arrêté de travailler pendant 17 ans pour élever ses trois enfants ? Lucienne Bui Trong, ancienne élève de Normale Sup, philosophe, fait un choix qui décoiffe : à 43 ans, elle présente et réussit le concours d’inspecteur de police, puis de commissaire. Pourquoi ? « J’étais très curieuse de découvrir, de l’intérieur, une institution qui me semblait injustement décriée ».

 Quelques années après, début 1991, la voici nommée aux renseignements généraux (les RG) pour y monter une (toute petite) cellule consacrée aux violences urbaines. Son livre raconte les neuf années passées à monter ce service, à accumuler des données sur les quartiers sensibles, à les analyser, et à essayer de faire comprendre à ses supérieurs, aux autres branches de la police, aux cabinets ministériels et aux Ministres les leçons pratiques que l’on peut tirer de ses investigations. Madame Bui Trong a remporté plus de succès dans la première partie de sa mission que dans la seconde : ses rapports ont été régulièrement soit occultés, soit modifiés pour être rendus « politiquement corrects ». Chevènement fut le Ministre le plus ouvert à ses informations et analyses.

 Quelles sont ses découvertes ? D’abord, que le noyau dur de la violence urbaine est constitué d’un nombre d’individus assez restreint, généralement bien connus de la police. Ensuite, qu’il y a passage par étapes de la petite délinquance à l’attaque des représentants de l’autorité et de la société (conducteurs de transports en commun, médecins, pompiers, etc.) puis à l’émeute : une présence suffisante de la police et un fonctionnement correct des tribunaux dans les quartiers où le processus est encore peu avancé permettrait d’éviter la majorité des passages aux stades ultérieurs. Enfin, que de 1991 à 1999, le phénomène s’est fortement accentué.  Vous voulez en savoir plus ? Lisez Lucienne Bui Trong (4 h environ), vous ne perdrez pas votre temps.

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