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Les rave parties

 

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qu'est ce que c'est ?

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pourquoi ?

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que faire ?

 

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C'est quoi ?

Les "raves parties" sont de grands rassemblements en plein air  où l'on danse sur le la musique techno du soir au petit matin pendant parfois plusieurs jours. Leur accès est gratuit et les "raveurs" sont prévenus au dernier moment du lieu où la partie va se tenir. La police aussi... 

La drogue est le nerf du financement des raves

Ces "raves" (teuf en verlan, c'est à dire fête) se déroulent dans une atmosphère assez hypnotique, dans le vombrissement d'immenses sonos et avec de fortes consommations de drogue (principalement de l'ecstasy). 

Si la rave est gratuite, le plus souvent les organisateurs (clandestins) comptent sur la vente de drogue pour rentabiliser l'opération. Dans un certain nombre de parties, suite à la demande de Jack LANG en 2000, "médecin du Monde" tiennent un stand où ils veillent  à ce que la drogue ne soit pas coupée de produits dangereux. Ils essaient, à cette occasion, de faire passer des messages sanitaires. 

Outre l'ecstasy (un dérivé de l'amphétamine), on consomme des somnifères, des allucinogènes, du "rachacha" (mixture à base de graines de pavot) et des drogues classiques. Elles sont la plupart du temps associées avec une grande consommation d'alcool, ce qui accroît les risques.  La prise d'ecstasy peut donner lieu à des déshydratations, des troubles hépatiques ou des crises de panique. Elle s'accompagne souvent d'épisodes dépressifs dans les 2 ou 3 jours qui suivent la rave. Le risque étant alors que cet état s'installe à long terme.

Lors des journées de préparation à la Défense en 2000, 14 000 jeunes ont été interrogés et, si 1/3 avait déjà participé à une rave, 1/9 seulement avait consommé de la drogue. L'usage de celle-ci est dont principalement festif et occasionnel. Mais peut aussi dégénérer en prise régulière. 

Les accidents ne sont d'ailleurs pas absents : morts par overdose, accidents de raveurs trop défoncés ... sans parler du saccage des lieux où se tiennent ces "teufs" : en l'an 2000, on recensera 4 morts par overdose ( 2 en 1999 ).  Au 15 juillet  2001, on recense les accidents suivants : 1 mort d'overdose en Moselle, 2 morts par accident suite à des excès de défonce (Rhône et Rouen), des incendies en Gironde et 4 blessés graves dans la Marne.

Dans les grandes rave-parties, un minimum de protection sanitaire est assurée : on veille à une alimentation suffisante en eau pour éviter les déshydratations, on soigne les bobos, on prévoit des lieux de repos pour que les jeunes puissent sortir du stress ambiant... Ce genre de protection est absent des petites raves. 

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pourquoi ?

Outre le "buziness" (la drogue), l'idéologie n'est pas absente de ces raves. Ses participants sont très attachés à l'idée de "rester clandestins" , c'est à dire de ne pas déclarer les fêtes à la préfecture, de peur, disent-ils, d'une interdiction et par méfiance envers la société "aseptisée" et "sécurisée".

Comme le note Tony Anatrella*, le succès de la rave vient du caractère suicidaire de notre société : il faut fuir, échapper à la vie, rester dans le primaire, le glauque, le grégaire : en s'éclatant, le raver espère évacuer les désirs dont il ne sait que faire. 

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Réglementer ou pas ?

A l'occasion du vote par le Sénat du projet de loi relatif à la sécurité quotidienne, un amendement sénatorial a introduit une obligation de déclaration préalable des rave parties auprès de la Préfecture.

Cet amendement est vivement dénoncé par la presse (Libération titre : "le gouvernement risque de passer pour anti jeunes", le Monde "Ces jeunes qui défendent le droit à la fête") qui parvient à persuader le Premier ministre que ce texte va lui mettre à dos l'électorat jeune (ou plus vraisemblablement une partie des médias). Malgré les tentatives de Daniel Vaillant, ministre de l'Intérieur, très favorable à cet amendement, il est retiré par les députés.

Prochain rendez-vous à la rentrée de septembre en seconde lecture.

Une association s'est créée en 2000 pour lutter contre ces raves parties : l'AADP (association AntiDrogue Party) BP 4211  44 242 La Chapelle-sur-Erdre Cedex

(* sources : Spectacle du monde juillet/août 2001, "La Croix" du 23 juillet 2001, "Le Figaro" du 27 juillet 2001)

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