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La pilule du lendemain

 

 

bulletQu'est ce c'est ?

 

bulletQu'en penser ?

 

 
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D’abord, qu’est-ce ? 

Une pilule prise après un rapport sexuel, capable d’empêcher la grossesse de deux façons :

- Si l’ovulation ne s’est pas encore produite, elle la bloque. Les spermatozoïdes (qui restent actifs trois jours environ) n’ont pas de « cible », il n’y a pas de fécondation possible. La pilule a alors une action contraceptive.

- Si l’ovule est présent et qu’un spermatozoïde l’a pénétré, la pilule semble empêcher la nidation de l’oeuf ainsi constitué. Comme dans le cas du stérilet, il y aurait action abortive précoce. Des divergences d’analyse existent à ce sujet, ce qui explique l’usage du conditionnel.

 

La pilule du lendemain a été mise en vente libre dans les pharmacies le 1er juin 1999. Cela s’est fait discrètement, et il n’y a guère eu de protestations ni d’étude du problème. En janvier 2000, Ségolène Royal décidait que les infirmeries des lycées distribueraient (gratuitement) ce produit. Vive agitation cette fois, surtout parce qu’il n’y avait quasiment pas eu de consultation préalable, ni du mouvement familial, ni des parents d’élèves, ni des médecins et infirmières scolaires. Cette décision (ainsi que la vente sans ordonnance dans les pharmacies) fut déclarée illégale par le Conseil d'Etat car la loi Neuwirth de 1967 disposait que les contraceptifs hormonaux devaient être vendus sur ordonnance. En novembre 2000, le Parlement modifia donc la loi. 

 

Bilan chiffré : en 2 ans, 800 000 femmes ont eu recours à la pilule du lendemain, dans 77 % des cas en raison d'un rapport sexuel non protégé, 34 % d'un oubli de pilule et 32 % d'un problème de préservatif. Le taux d'échec de cette pilule est de 3 %. D'après une étude de l'INSERM, elle est utilisée de façon exceptionnelle. 

Dans les écoles, en 6 mois (janvier 2001 à juillet 2001), le Norvelo a été demandé 7 000 fois et prescrit 1 600 fois. 

 

 

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Qu'en penser ? L'avis de l'Union des Familles

 

C’est pour une adolescente un drame de s’être laissée entraîner, parfois même d’avoir été quelque peu forcée. Mais la solution est-elle principalement la pilule du lendemain ? Luttons aussi et d’abord contre ce fléau que Jean-Claude Guillebaud appelle « la tyrannie du plaisir », et plus particulièrement la pression sociale qui s’exerce sur de très jeunes filles pour les obliger à avoir des rapports sexuels. Nous estimons que la responsabilité d’un ministre de l’enseignement est d’abord de faire en sorte qu’il n’y ait plus de viols ou de semi-viols dans les établissements, et que l’enseignement civique insiste sur le respect d’autrui, sur le caractère ignoble des pressions qui s’exercent trop souvent sur les jeunes pour les amener à « coucher ». C’est d’ailleurs ce que S. Royal dit vouloir, car elle écrit dans sa circulaire aux chefs d’établissements : « Je souhaite que se développe une authentique démarche éducative, qui passe par l’affirmation que la sexualité précoce n’est pas une conquête, que la relation sexuelle engage la personne toute entière et qu’elle doit être replacée dans sa dimension affective, fondée sur des valeurs d’estime de soi et de respect de l’autre ». Souhaitons que ces mots se traduisent en actes !

 

Si le problème principal était traité à la source, l’idée de mobiliser les infirmières des lycées et des collèges pour être, non pas des distributeurs automatiques de pilules gratuites, mais des interlocuteurs soucieux de dialoguer avec les jeunes sur la contraception, la sexualité et l’amour, sans oublier l’indispensable envoi vers les parents lorsque c’est possible, serait sans doute une idée à creuser. 

 

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