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Non à la dépénalisation de la drogue

Le Conseil national du sida (CNS) vient d’appeler à la «dépénalisation» de la consommation de toutes les drogues, dans un rapport sur «Les risques liés aux usages de drogues comme enjeu de santé publique» (du 6/09/01). Cette dépénalisation concernerait : l’usage personnel, l’acquisition et le transport… resterait interdite théoriquement la vente !

En premier lieu, il est difficile d’imaginer comment serait interdite la vente alors que la consommation serait largement autorisée… au pire, il suffit de se fournir en Belgique ou par correspondance ! Pour la vente, il suffirait de ne transporter qu’une quantité adaptée à sa consommation potentielle et de la vendre discrètement… en clair d’être un « petit dealer prudent ».

Ensuite, le CNS propose de dépénaliser toutes les drogues et pas seulement les drogues dites « douces » mais. Cette prise de position radicale surprend. La composition particulière du Conseil National du SIDA et les perspectives de travail centré sur la question du VIH explique sans doute en partie cette prise de position. La question de la dépénalisation est-elle du ressort du CNS ?

Enfin, l’approche du CNS est dangereuse dans la mesure où elle met en avant un argument sanitaire et réfute une position à caractère politique. Or, il est clair que la décision est fondamentalement politique et qu’elle appartient aux élus.  La tentation des « groupes d’experts » de se substituer aux Politiques en arguant d’éléments techniques « inconnus » du citoyen est un classique.

L’approche du CNS  met en avant un argument sanitaire et réfute une position à caractère politique. Or, il est clair que la décision est fondamentalement politique et qu’elle appartient aux élus.  La tentation des « groupes d’experts » de se substituer aux Politiques en arguant d’éléments techniques « inconnus » du citoyen est un classique.

L’opinion publique reste dans son ensemble hostile à la dépénalisation des drogues et l’actualité prouve bien le fléau que constitue le trafic et la consommation de drogue par ses effets concrets : problèmes de santé, accidents, effets induits comme la prostitution et le banditisme (pardon la délinquance…).

L’abandon d’un dispositif répressif ouvrirait la voie à une banalisation accrue de toutes les drogues dans la société française et, en particulier, dans la jeunesse. Les familles doivent rester attentives au progrès des arguments en faveur de la dépénalisation et l’abandon de la protection de la vie au nom de la liberté de tout faire. 

                                                                                     par Daniel Lamar

 

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