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Mai 68 contre la Famille ?

bullet Le procès de Mai 68 est-il vraiment ouvert ? 
bullet Les "soixante-huitards" du col Mao au Rotary
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les pères sont ils des fascistes ? 

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il est interdit de contredire

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jouir sans entraves ?

notes de lecture  par Christophe Humann 

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Le procès de Mai 68 est-il vraiment ouvert ? 

Le point de vue de Louis CHAUVEL : (Sociologue et démographe, maître de conférences des universités à l’Institut d’études politiques de Paris, auteur de « Le destin des générations » Structures sociales et cohortes en France au XXe siècle (PUF,1998).)

 Dans l’esprit de ceux qui ont fait 68, les nouvelles générations ne seraient pas habilitées à porter un jugement sur la période. Ainsi, les premières générations de la crise, les personnes qui ont entre 40 et 45 ans, sont très peu convoquées pour émettre des réserves et soulever des interrogations concernant la révolte étudiante. L’examen rétrospectif de Mai 68 fonctionne ainsi en circuit fermé, il est accompli à présent par ceux-là même qui en furent, hier les acteurs.

 Des chiffres attestent cette tendance lourde : pour la génération qui achève sa formation en 1968, le taux de chômage deux ans après la fin des études était de 4%. Pour celle qui accomplit le même passage en 1985, il est de 33%. Autre chiffre qui se passe de commentaire : l’écart de revenus entre les salariés de 30 ans et ceux de 50 ans était de 15% en 1975, et de plus de 35% en 1995 !

 A l’Assemblée Nationale, on dénombrait en 1983, 30% de députés de moins de 45 ans. En 1999, ils n’étaient plus que 15%. Cette explosion du chiffre des quinquagénaires dans l’hémicycle politique est plus ou moins éloquente selon les partis politiques. Là où elle l’est le plus, c’est au PS, où l’on observe une sur-représentation des députés d’environ cinquante ans.

 Point de vue paru dans « Le Figaro » en Mars 2001 

 

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Du col Mao au Rotary 

Le point de vue de Jean-Christophe BUISSON (journaliste et essayiste. Auteur de « Mao, trotsko, dodo » ed. Le Rocher)

 Dans l’affaire Cohn – Bendit, l’idée d’un procès de Mai 68 est avancé. Reste à savoir s’il s’agit du bon procès :

 En se faisant « procureurs » et en même temps défenseurs de Dany (l’acquittement est donc certain), les quinquagénaires et sexagénaires qui sont passés du col mao au Rotary confisquent le vrai procès de Mai 68 qu’il convient peut-être d’ouvrir.

 La réaction rapide et efficace des anciens de 68 à propos de Cohn - Bendit est aussi le énième symptôme de la maladie d’une génération vieillissante : le passéisme. Les ex-soixante – huitards sont aussi (d’abord ?) des soixante – huitistes. A nous la jeune garde, tel est leur cri de ralliement. Hors de son sillon, point de salut. Aux jeunes sociologues de faire dans la bourdieuserie. Aux jeunes philosophes d’être déconstructeurs. Aux jeunes écrivains de s’autoflageller. Aux jeunes cinéastes de mettre en scène le sexe, la drogue, le racisme et la galère sociale. On a les postes, soyez post-soixante-huitards si vous voulez qu’on vous transmette le pouvoir qu’on a conquis dans les couloirs des assemblées, des grandes entreprises, des médias ou des maisons de production cinématographique ou discographique ! 

Comme l’a souligné Louis Chauvel dans La Cohorte des générations, ceux qui ont fait leur crise d’acné sur les barricades du Boul’mich’ sont ensuite entrés dans la vie active à une période de plein-emploi où les salaires d’embauche des jeunes étaient comparables à ceux des anciens et où le salaire annuel d’un quinquagénaire n’était supérieur que de 15% à celui d’un trentenaire. Il l’est aujourd’hui de 40%. Stagnation du niveau de vie et du nombre de départs en vacances, hausse du coût du logement, ascension du nombre de suicides : toutes ces données sociologiques sont propres à ma génération, pas à celle des lanceurs de pavés qui a bénéficié des meilleures allocations familiales du siècle passé et bénéficiera des meilleures retraites du siècle présent. Alors, révolution ou restauration de privilèges ?

 Point de vue paru dans « Le Figaro » en Mars 2001 

 

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 Les pères sont-ils des fascistes ? 

Le point de vue de Jean Sévillia (auteur du « terrorisme intellectuel ed. Perrin)

Le policier, le patron, le professeur, le père constituaient des ennemis. Pis encore, ils incarnaient le fascisme éternel – tout obstacle potentiel au libre arbitre étant décrété fasciste.

 Les parents ne devaient plus imposer de règles de vie, mais acquiescer aux pulsions de l’enfant. L’école n’avait plus pour fonction de transmettre des connaissances, mais d’assurer l’épanouissement de l’élève. Il appartenait à l’Université de s’ouvrir à tous : la sélection trahissait une philosophie rétrograde : ouvriers ou paysans, débarrassés de toute hiérarchie, avaient à s’autogérer. La délinquance n’exprimant que la revanche des inégalités sociales, la justice devait s’incliner devant la lutte des classes.

 Le politiquement correct a beau dénoncer un fantomatique « ordre moral », il est des questions anthropologiques qui finiront par se poser.

 Point de vue parus dans « Le Figaro » en Mars 2001   

 

            Ils l'ont dit : Jack Lang

"En tant qu'ex-ministre de l'éducation Nationale (et de la culture), Jack Lang participait à l'émission "Mon oeil" sur Europe n°1 le 11 octobre 1999.

Europe n°1 :
"Il parait que les gens du C.S.A. s'opposent à la diffusion de films
pornographiques, en tout cas sur une autre chaîne que Canal Plus"

Jack Lang :
"C'est bizarre, ces personnes-là ne s'intéressent jamais à de vrais sujets. Ils ont combattu la chaîne éducative, ils ont combattu la chaîne musicale, ils se sont très peu battus pour que les émissions culturelles à la télévision soient présentes. Ils veillent fort peu au pluralisme à la télévision, mais ils s'intéressent à des petites histoires comme ça qui n'ont pas beaucoup d'intérêt.
Moi j'aimerais un érotisme un peu plus vif, un peu plus ardent. Voila ce que le C.S.A. devrait dire. Ils ne font pas leur boulot. Pourquoi est-ce qu'ils embêtent M6 avec ça ? Nous sommes au pays de Rabelais, il faut que toutes les formes de vie soient présentes à certaines heures."

Europe n°1 :
"Vous êtes un spectateur de Canal Plus le premier samedi du mois aux alentours de minuit ?"
Jack Lang :
"Généralement, il y a d'assez bons films pornos. C'est un genre qu'on a tort de décrier et de mépriser. Moi, j'ai un petit regret. J'aurais dû supprimer dans la législation française la catégorie X qui pénalise fiscalement ce genre de films. Parce qu'il n'y a pas de raison de les écraser, de les étouffer, au contraire il faudrait qu'il y ait une production originale de films érotiques. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi on est à ce point cul serré et pisse vinaigre."

 
bulletIl est interdit d'interdire mais surtout de contredire

       * le point de vue de Pierre-Patrick KALTENBACH, président des Associations Familiales protestantes

20 ans en 1968 et 60 ans en 2018, voici la génération dont l'UNAF peut aujourd'hui évaluer et l'inventaire et le bilan désastreux. Etrange génération... C'est la première fois qu'une génération martèle avec l'appui quasi unanime des médias qu'il n'y a pas de modèle familial, que tout se vaut, mais qu'il est interdit de la contredire et crie au Vichysme, au Le Pen, au ringardisme dés qu'on s'alarme pour l'avenir du pays ou pour peu qu'on soit hostile au PACS. C'est du relativisme totalitaire. P.A. TARGUIEFF, chercheur de gauche, parle à ce propos de la maladie de la gauche folle et de la reductio ad Lepenum. Plus grave, cette génération aura fait taire toute parole démographique et familiale durant trente ans."

        * illustration : l'affaire du collège d'Abbeville   

bulletJouir sans entrave ? Le couple et le mariage

le point de vue d'Agathe Fourgnaud (30 ans, journaliste)dans "la confusion des rôles - les Toujours-jeunes et les Déjà-vieux" (ed Lattès 2000)

Quel modèle appétissant des relations hommes-femmes, du couple, a-t-on donné aux nouvelles générations toutes ces dernières années ? "Autrefois c'était la stabilité qui était la première valeur du couple. Aujourd'hui, ce qui compte avant tout, c'est la qualité de la relation, et, à ce titre, on n'hésite pas à rompre au moindre problème" explique Jean-Paul Kaufmann. Rompre pour plus de qualité : le phénomène peut sembler paradoxal. Il l'est moins dés lors que l'on entend que cette qualité si convoitée; c'est d'abord pour son strict bien être personnel et individuel qu'on la recherche, plus que celui du couple. De fait, l'objectif de la vie de couple est désormais le bonheur. On forme moins un couple pour construire une famille que pour son bonheur individuel. Etre heureux n'est plus seulement un droit, c'est une idéologie en soi : le bonheur pour le bonheur sans autre perspective. Est-ce une réussite ?Le nombre croissant de ruptures qui laisse apparaître une insatisfaction elle aussi croissante permet d'en douter.

Conséquence pour le moins logique de la multiplication des divorces, la multiplication du nombre d'enfants de divorcés. Si les parents divorcés estiment toujours qu'ils se comportent comme des adultes responsables,  c'est rarement l'avis de leurs enfants. mais ces derniers ont en général la prévenance de ne pas en rajouter afin de ne pas perturber davantage leurs géniteurs.

Divorcera-t-on demain par simple déclaration à l'officier d'état Civil ? Deuxième paradoxe : jamais société n'a autant privilégié la dimension affective des relations et, dans le même temps, prétendu minimiser l'impact affectif du divorce sur les individus.

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