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Parmi les, celui d'être protégé...

 De plus en plus, les mineurs délinquants se sentent non coupables. Pourquoi les punirait-on, qu'y-a-t-il de mal à voler un blouson, à racketter un camarade, à taguer un mur ou un monument, à insulter un professeur ? Tout est permis. Comme en mai 68, une seule action est interdite : faire respecter une interdiction.

 D'où vient cette absence de sens moral ? D'abord de l'insuffisante fermeté des éducateurs, parents et enseignants. C'est à nous, adultes, de poser des limites, de dire ce qui est bien et ce qui est mal, ce qui est permis et ce qui est défendu. C'est à nous de féliciter et de récompenser quand l'enfant ou l'adolescent se comporte bien, de blâmer et, le cas échéant, de sévir, si son comportement est répréhensible.

 Ceci étant posé, l'action éducative des parents et des éducateurs professionnels peut être rendue très difficile si les enfants et les adolescents sont systématiquement sollicités dans un sens immoral. Prenons l'exemple de la télévision : si des émissions nombreuses et variées font passer l'idée que la violence est normale, que le vol est normal, que la recherche égoïste du plaisir sans respect des autres est normale, la tâche des parents et des enseignants est rendue singulièrement difficile !

 Il en va de même pour les jeux vidéo. Certains d'entre eux amènent enfants et adolescents à commettre "virtuellement" des horreurs, à se comporter avec une cruauté extrême. Ces jeux attribuent des récompenses à ceux qui réussissent le mieux. Leurs auteurs n'ont pas les états d'âme de certains éducateurs qui hésitent à mettre des notes et à décerner des prix aux meilleurs : dans ces jeux, si l'on fait ce qui est demandé, on gagne des points! Tuer un piéton avec sa voiture rapporte des points, tuer un policier en rapporte plus encore : la pédagogie normative est utilisée pour inculquer aux jeunes esprits des réflexes antisociaux. C'est l'ordre immoral dans toute sa splendeur.

 Certains disent : les parents n'ont qu'à éviter que leurs enfants jouent à de tels jeux. Les sociétés éditrices sont les premières à tenir un tel discours, que l'on connaît de longue date : le même est tenu pour les émissions de télévision et pour les publications. Cet argument culpabilisateur ne tient absolument pas la route. Les parents n'ont pas à se transformer en surveillants de chaque instant, censés connaître tous les jeux et toutes les émissions avant que leurs enfants ne s'en servent ou ne les regardent. Les familles ont le droit d'élever leurs enfants dans un environnement raisonnablement sain, sur le plan moral comme sur le plan écologique.

 Imaginons un instant que l'on transpose à la pollution le raisonnement de ceux qui font du fric avec le vice : ce serait aux parents de deviner où le taux d'oxyde de carbone dépasse un certain niveau et d'interdire à leurs enfants d'aller dans les quartiers correspondants.

Fort heureusement, les pouvoirs publics édictent des normes pour éviter ou limiter la pollution. Par exemple celle de l'eau, ce qui permet de laisser son fils ou sa fille boire un verre d'eau chez les amis qui l'ont invité sans avoir peur qu'il ou elle ne revienne malade.

 Non, ce n'est pas aux parents de tout essayer, de tout connaître, de tout interdire. Les enfants ont le droit de vivre dans un environnement moralement sain, sans que leurs parents soient sans cesse sur leur dos pour vérifier qu'ils peuvent voir ceci ou jouer avec cela. L'écologie morale, comme nous disons à l'UNION des FAMILLES, est un droit des enfants et des parents, un droit de la famille.

 Finalement, ce qui est en cause est le droit de tout être humain à vivre son enfance dans un climat culturel sain. Nos enfants ont le droit d'être des enfants : de jouer, de s'instruire, de vivre, sans être soumis à des agressions, à des incitations perverses, à des sollicitations malsaines.

 Ce droit à l'enfance est la raison pour laquelle, en 1989,  des membres de l'Union des Familles se sont lancés dans la lutte contre les messageries roses pornographiques et pédophiles. Ce combat de plusieurs années s'est soldé par un arrêt de la Chambre Criminelle de la Cour de Cassation nous donnant raison contre les pornocrates et conduisant à la fermeture de plusieurs messageries.

C'est aussi pourquoi des membres de l'Union des Familles ont entamé une campagne de salubrité publique relativement aux jeux vidéo hyper-violents. La conférence de presse qui a fait connaître le scandale de ces incitations au sadisme en vente libre dans les grandes surfaces a été un succès. Déjà, plusieurs "grands" de la distribution nous ont fait connaître leur décision de retirer les jeux vidéo "gore" de leurs rayons (voir en page actualité) : nous les félicitons. Des actions en justice seront néanmoins nécessaires : elles seront menées. On ne peut pas à la fois s'émouvoir de l'augmentation de la délinquance juvénile et plonger enfants et adolescents dans un univers virtuel pousse-au-crime.

                                                                    Jacques BICHOT

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