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De la tolérance

 
bullet Extrait du discours prononcé par Pierre-Patrick KALTENBACH, président des Associations Familiales protestantes devant l'UNAF le 21 novembre 1999 

" 20 ans en 1968 et 60 ans en 2018, voici la génération dont l'UNAF peut aujourd'hui évaluer et l'inventaire et le bilan désastreux. Etrange génération... C'est la première fois qu'une génération martèle avec l'appui quasi unanime des médias qu'il n'y a pas de modèle familial, que tout se vaut, mais qu'il est interdit de la contredire et crie au Vichysme, au Le Pen, au ringardisme dés qu'on s'alarme pour l'avenir du pays ou pour peu qu'on soit hostile au PACS. C'est du relativisme totalitaire. P.A. TARGUIEFF, chercheur de gauche, parle à ce propos de la maladie de la gauche folle et de la reductio ad Lepenum. Plus grave, cette génération aura fait taire toute parole démographique et familiale durant trente ans."

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Eloge de la tolérance, par Jacques BICHOT, président d'honneur de l'UFE 

Notre époque pratique assez mal la vertu de tolérance. Tantôt prévaut la licence : tout est admissible, tout est égal, il n'y a ni bien ni mal, rien ne doit être condamné, tout est affaire de point de vue. Puis, sans transition, les mêmes qui prônaient le relativisme le plus large imposent leur jugement, condamnent, traitent de nazis ceux qui ne pensent pas exactement comme eux, et font régner par la terreur l'ordre moral le plus pesant qui soit.

 Mais l'homme tolérant ne combat pas comme le fanatique. Non pas qu'il ait moins foi en la cause pour laquelle il donne beaucoup : de son temps, et parfois jusqu'à sa vie. Simplement, son attachement à un idéal ne l'empêche pas de respecter, voire d'aimer, ceux qui ne le partagent pas. Le fanatique hait ses adversaires, et tous ceux qui ne pensent pas comme lui sont ipso facto ses adversaires. Le tolérant lutte sans haine; il s'oppose à la réalisation d'un plan mauvais, sans pour autant considérer ses promoteurs comme des démons.

Pour le fanatique, la fin justifie les moyens. La traîtrise, le mensonge, l'amalgame, l'outrance, la violence, sont admis, dès lors qu'ils ont pour but de terrasser l'adversaire. L'homme tolérant ne s'accorde pas ces facilités. Employer certains moyens serait à ses yeux perdre le combat d'avance, se convertir aux méthodes que l'on condamne, renier le sens même de son engagement.

 Nous avons le droit de dire, si nous le pensons, que l'homosexualité est un malheur, une façon de vivre moins épanouissante pour les personnes, et moins constructive pour la société, que l'amour conjugal. Ce faisant, nous ne faisons aucun tort aux homosexuels, nous ne les agressons pas, nous ne les marginalisons pas. Ou alors il faudrait interdire de parler de diététique pour ne pas agresser ceux dont le régime est trop riche en graisses ou en alcool, interdire de vanter les bienfaits du sport pour ne pas faire de tort à ceux qui se contentent de regarder les matchs à la TV, etc...  

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